Samedi, enfin... dimanche, 5 heure 18 du matin. L'air glacial qui court à travers les allées fleuries du parc du Chateau des von Oggraff fait encore frissonner l'archiduc. Il vient de regagner ses appartements dans l'aile ouest de l'illustre demeure familiale. Les marches de marbre de l'immense escalier central lui ont parut interminables. Il est hors de question pour Gustav-Edmond de se mettre au lit, et ainsi, d'user d'un repos qu'il n'a pas mérité. Demain, enfin... tout à l'heure, il devra être frais et dispo, prêt-à et en-mesure-de, comme on disait chez les para, pour la Sainte Messe. Celle-ci est à 10h00. Mais s'il veut se confesser et prier avant, il doit au moins y être dès 9 heure. Sa paroisse étant à une bonne demi-heure d'Alpha Brera de la noble résidence il devra avoir repris une allure approximativement humaine avant 8 heure 30. L'archiduc a fait la fête. Trop, sans doute. Il a passé la soirée chez des amis, oisifs comme lui, et décadents comme eux, à jouer au billard français, à boire des Armagnacs d'un autre âge et à fumer des cigares cubains, unique fierté de l'île au dictateur barbu, en parlant longuement de philosophie aristotelo-thomiste , de géostratégie onusiène, de la reproduction des hannetons en milieu aquatique dans la Moravie inférieure du XVIIIème siècle... et de "je ne sais plus trop quoi encore", entouré d'une nuée de nymphettes aristo-bobo ne comprenant rien, mais attentives à chacun de leurs arguments comme s'il s'agissait d'une conférence d'Alain Soral. Gustav-Edmond, qui a définitivement mis un terme à la mise en application de sa vieille devise estudiantine disant en substance :"Alka-Seltzer, le compagnon des misères!", sait qu'il faut soigner le mal par le mal. Il reste une bière dans le réfrigérateur. L'archiduc est sauvé! Contrairement à Nicolas Sarkozy qui perd ses moyens dès qu'il sort d'un entretien avec Vladimir Poutine, Gustav-Edmond, chez qui la fête est une tradition ancestrale, tient la distance!... plus que 3 heures à attendre.samedi 12 janvier 2008
Fins de soirées...
Samedi, enfin... dimanche, 5 heure 18 du matin. L'air glacial qui court à travers les allées fleuries du parc du Chateau des von Oggraff fait encore frissonner l'archiduc. Il vient de regagner ses appartements dans l'aile ouest de l'illustre demeure familiale. Les marches de marbre de l'immense escalier central lui ont parut interminables. Il est hors de question pour Gustav-Edmond de se mettre au lit, et ainsi, d'user d'un repos qu'il n'a pas mérité. Demain, enfin... tout à l'heure, il devra être frais et dispo, prêt-à et en-mesure-de, comme on disait chez les para, pour la Sainte Messe. Celle-ci est à 10h00. Mais s'il veut se confesser et prier avant, il doit au moins y être dès 9 heure. Sa paroisse étant à une bonne demi-heure d'Alpha Brera de la noble résidence il devra avoir repris une allure approximativement humaine avant 8 heure 30. L'archiduc a fait la fête. Trop, sans doute. Il a passé la soirée chez des amis, oisifs comme lui, et décadents comme eux, à jouer au billard français, à boire des Armagnacs d'un autre âge et à fumer des cigares cubains, unique fierté de l'île au dictateur barbu, en parlant longuement de philosophie aristotelo-thomiste , de géostratégie onusiène, de la reproduction des hannetons en milieu aquatique dans la Moravie inférieure du XVIIIème siècle... et de "je ne sais plus trop quoi encore", entouré d'une nuée de nymphettes aristo-bobo ne comprenant rien, mais attentives à chacun de leurs arguments comme s'il s'agissait d'une conférence d'Alain Soral. Gustav-Edmond, qui a définitivement mis un terme à la mise en application de sa vieille devise estudiantine disant en substance :"Alka-Seltzer, le compagnon des misères!", sait qu'il faut soigner le mal par le mal. Il reste une bière dans le réfrigérateur. L'archiduc est sauvé! Contrairement à Nicolas Sarkozy qui perd ses moyens dès qu'il sort d'un entretien avec Vladimir Poutine, Gustav-Edmond, chez qui la fête est une tradition ancestrale, tient la distance!... plus que 3 heures à attendre.
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