Qu'il est doux de se retrouver enfin loin des turpitudes bruyantes et nauséabondes de la grande cité. Qu'il est agréable de gouter aux joies simples, le temps d'un trop court week-end, des oiseaux qui sifflotent, des écureuils qui bondissent, des hérissons qui se trainent et des mélodieux chants lointains des tronçonneuses qui montent lentement de la sombre et luxuriante foret jusqu'aux oreilles enfin reposées des vaines agitation urbaines... Gustav-Edmond s'est évadé! Nice la belle n'était en cette fin de semaine qu'un corps tremblant, grondant, grouillant et sale. Les files interminables de véhicules automobiles transportant toute cette populasse, le tram bondés par les hordes barbares et vulgaires de dépensiers en manque de soldes ont eu raison du poétique art de vivre de l'Archiduc. Tel Louis , le roi très chrétien, il a décampé. Il a fuit ces vilains manants qui osent se plaindre de leur pouvoir d'achat mais s'entassent de manière indécentes dans les allées des centres commerciaux, dans les Temples de la consommation. A à peine 4 heures d'autoroute, il a retrouvé son havre de paix. C'est un trou de verdure où coule une rivière aurait dit Rimbaud. La résidence secondaire des Von Oggraff est l'exact inverse du chateau familial. Une maison paysanne mais cossue du XVIIème siècle au coeur du Gévaudan. La vie y est si simple. Un bon feu dans l'imposante cheminée, un roman, Le Hussard Bleu de Roger Nimier, une bonne pipe, Lacroix de Saint-Claude, un doigt de Chivas, Regal 21 ans d'age, de la musique en fond, Ein Klein Nachtmusik de Wolfgang-Amadeus Mozart, et une pensée furtive pour tous les citadins coincés à 18h30 dans les embouteillages de la voie Matis et de la Promenade des Anglais! Dans son infinie bonté, Gustav-Edmond a emmené avec lui son Altesse Royal, Messire le Chat qui ne boude pas son plaisir à traquer le campagnol exotique des lointaines contrées et des terres sauvages du Gévaudan. Le temps d'un week-end, ce sera lui, la Bête. Il a bien droit à son safari! Le temps n'existe plus à cet endroit. Les habitants de ce hameau vivent au rythme des saisons, se lèvent avec les poules et se couchent avec le soleil. Les veinards. Pas de télé, pas de radio, pas de journaux, pas d'internet, le portable ne passe pas... L'archiduc est enfin débarrassé de Nicolas Sarkozy! D'ailleurs, ce dernier déteste la campagne, si elle n'est pas electorale!mercredi 16 janvier 2008
Week-end Champêtre
Qu'il est doux de se retrouver enfin loin des turpitudes bruyantes et nauséabondes de la grande cité. Qu'il est agréable de gouter aux joies simples, le temps d'un trop court week-end, des oiseaux qui sifflotent, des écureuils qui bondissent, des hérissons qui se trainent et des mélodieux chants lointains des tronçonneuses qui montent lentement de la sombre et luxuriante foret jusqu'aux oreilles enfin reposées des vaines agitation urbaines... Gustav-Edmond s'est évadé! Nice la belle n'était en cette fin de semaine qu'un corps tremblant, grondant, grouillant et sale. Les files interminables de véhicules automobiles transportant toute cette populasse, le tram bondés par les hordes barbares et vulgaires de dépensiers en manque de soldes ont eu raison du poétique art de vivre de l'Archiduc. Tel Louis , le roi très chrétien, il a décampé. Il a fuit ces vilains manants qui osent se plaindre de leur pouvoir d'achat mais s'entassent de manière indécentes dans les allées des centres commerciaux, dans les Temples de la consommation. A à peine 4 heures d'autoroute, il a retrouvé son havre de paix. C'est un trou de verdure où coule une rivière aurait dit Rimbaud. La résidence secondaire des Von Oggraff est l'exact inverse du chateau familial. Une maison paysanne mais cossue du XVIIème siècle au coeur du Gévaudan. La vie y est si simple. Un bon feu dans l'imposante cheminée, un roman, Le Hussard Bleu de Roger Nimier, une bonne pipe, Lacroix de Saint-Claude, un doigt de Chivas, Regal 21 ans d'age, de la musique en fond, Ein Klein Nachtmusik de Wolfgang-Amadeus Mozart, et une pensée furtive pour tous les citadins coincés à 18h30 dans les embouteillages de la voie Matis et de la Promenade des Anglais! Dans son infinie bonté, Gustav-Edmond a emmené avec lui son Altesse Royal, Messire le Chat qui ne boude pas son plaisir à traquer le campagnol exotique des lointaines contrées et des terres sauvages du Gévaudan. Le temps d'un week-end, ce sera lui, la Bête. Il a bien droit à son safari! Le temps n'existe plus à cet endroit. Les habitants de ce hameau vivent au rythme des saisons, se lèvent avec les poules et se couchent avec le soleil. Les veinards. Pas de télé, pas de radio, pas de journaux, pas d'internet, le portable ne passe pas... L'archiduc est enfin débarrassé de Nicolas Sarkozy! D'ailleurs, ce dernier déteste la campagne, si elle n'est pas electorale!
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